UNE PLÉNIÈRE BIEN PLEINE !

Uzès, du 29/10 au 01/11 2016

En ce long week end de la Toussaint, nos observons que nos travaux portent leurs fruits, que les engagements se confirment, que le groupe se consolide. Il acquiert sa personnalité propre comme une personne nouvelle née de Nous. Les décisions se prennent, la construction du rêve se confirme. Il trouve toute sa sécurité soutenu qu’il est par le réalisme et la lucidité du groupe. Réalisme et lucidité, conditions du rêve. Nous en prenons la pleine mesure. Nous en sommes tout étonnés et tout fiers.

Nous avions pris soin de faire appel à Mauge, membre du GEN Europe www.gen-europ.org, de nationalité espagnole, elle a co-fondé et vécu 35 ans dans l’écovillage de Lakabe en Espagne, et co-fonde depuis 2 ans la communauté Arterra, responsable de la communication externe du RIE (le réseau des écovillages espagnoles) et formatrice principale du CLIPS, l’incubateur européen d’écovillages (http://clips.gen-europe.org/).

C’est peu dire que Mauge a facilité notre plénière ! Riche de ses expériences en écovillages et de ses compétences de facilitatrice en intelligence collective, avec la souplesse et la discrétion d’un chat, Mauge dans son recul, à l’affut, veillait sur chaque instant de notre réunion pour assurer son rythme, sa progression, régler les temps de paroles, distinguer l’utile du moins utile, le prioritaire du non prioritaire, l’accessoire du principal pour permettre les prises de décisions.

Nous avons pu définir et exprimer notre raison d’être, adopter notre mode de gouvernance par consentement, consolider nos groupes de travail et prendre d’autres décisions d’importance.

Nous avons su nous questionner franchement sur nos volontés d’être ou ne pas être propriétaires du lieu, que l’association, la communauté des habitants achète le bien ou le loue selon les termes d’un bail emphytéotique par exemple. En tant qu’habitants, sommes-nous attachés à la propriété de notre logement ? Oui ? Non ? Peut-être ? Le pouvons-nous ?

Ces questions impliquantes, personnelles qui interrogent l’intime de chacun de nous et viennent titiller nos peurs d’occidentaux ont été abordées et traitées dans la bienveillance, dans une tension douce, dans la volonté d’y répondre franchement, de nous positionner, et cela, hors de toute posture dogmatique. La présence de Mauge fut, à ce moment précis notamment, particulièrement opportune. Modératrice de nos émotions, elle concourrait efficacement à la qualité de nos échanges et nous a permis de « répondre » dans un climat général de « confiance à priori ». Climat qui caractérise chaque membre de notre groupe et le groupe lui-même et auquel il tient plus que tout.

Frédéric

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